La chronométrie a fait partie des fonctions de l’Observatoire de Genève depuis sa création jusqu’en 1966.
Voici quelques photos retrouvées dans les archives du Laboratoire d’Électronique ainsi que quelques documents de cette période de l’histoire de l’Observatoire.



Le récepteur radio utilisé (l’appareil noir à gauche dans l’armoire) est un Collins Radio Company type 51J-4.



| 1765 | L’échappement à ancre et à levier pour les chronomètres de marine par Thomas Mudge. |
| 1778 | Calcul de la nouvelle méridienne de temps moyen par Mallet placée sur la face méridionale de la cathédrale St-Pierre pour permettre aux horloges d’avoir un temps précis (à 4 secondes près). |
| 1790 | Début des concours de chronomètres à l’Observatoire par M.A. Pictet. |
| 1829 | Rapport sur le projet d’un nouvel observatoire fait au Conseil Représentatif de Genève. Ce rapport dit:
« L’Observatoire est nécessaire à Genève, sous le rapport d’une branche nourricière de notre industrie nationale; surtout pour la haute horlogerie qui ne peut se passer d’un moyen rigoureusement exact de fixer la mesure du temps et de suivre avec précision la marche des montres chronométrées qu’on établit à Genève ». |
| 1831 | Début des observations méridiennes pour l’établissement de l’heure exacte par A. Gautier. |
| 1835 | Le Conseil d’état publie un règlement qui définit dans son article premier les buts de l’Observatoire:
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| 1842 | Création officielle du contrôle des chronomètres. |
| 1869 | Premier règlement de dépôt des chronomètres. |
| 1872 | Premier concours des chronomètres organisé par la Chambre d’industrie et du commerce et l’Observatoire. |
| 1874 | Premier règlement rédigé par Plantamour avec définition des épreuves que doivent subir les chronomètres déposés. |
| 1883 | Extension du service chronométrique par E. Gautier. |
| 1910 | Utilisation de la T.S.F. pour la détermination des longitudes. |
| 1914 | Introduction de la T.S.F. à l’Observatoire pour la réception de signaux horaires. |
| 1935 | Installation de l’horloge parlante en Suisse et son contrôle par l’Observatoire de Genève. |
| 1948 | Fin du service des observations méridiennes. |
| 1948 | Introduction des horloges à quartz. |
| 1954 | Arrêté du Conseil d’État sur le but de l’institution « Observatoire ». Article premier: l’Observatoire a pour objet:
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| 1966 | Fin du contrôle de l’horloge parlante. |
| 1968 | Fin des concours de chronomètres. |
L’observatoire de Neuchâtel, qui atteste de l’exactitude des garde-temps depuis 1860, prendra le relais en 1866, alors qu’à Besançon les contrôles chronométriques débutent en 1885.
Avec l’avènement des montres-bracelet, Neuchâtel continue de surfer sur la vague en organisant des « joutes » officielles pour ce type de produits dès 1945. Las, l’avènement du quartz bouleverse à ce point l’horlogerie mécanique que les concours vont disparaitre au début des années 70.
En 2009, pour célébrer son 50ème anniversaire, le Musée d’Horlogerie du Locle organise «Le Concours International de Chronométrie 2009», un concours dont les règles ont été adaptées à la modernité des techniques et des matériaux de l’horlogerie mécanique moderne. Le 3 décembre 2009, Claude-Henri Chabloz, Prédisent du Prix, publie les résultats. La prochaine édition aura lieu en 2011.